Seventeen At This Time + Malaise (After Musicaux)

10 Juin 2016
22:30
Trinitaires

AFTERS MUSICAUX 

Vendredi 10 juin, à partir de 22h30 — Les Trinitaires

En association avec la salle de concert Les Trinitaires, le Festival du Film Subversif de Metz vous propose deux afters musicaux. Après avoir hanté les salles obscures, les festivaliers pourront ainsi laisser libre court à leur divagation, leur folie, leur extravagance… En un mot, à leur humanité ! L’équipe organisatrice vous invite à révéler, aux autres comme à vous-mêmes, votre facette la plus festive. Vos nuits sont courtes ? Les nôtres aussi.

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Programme de la soirée

Ciné-concert de Seventeen At This Time sur la vidéo FLAMING CREATURES de Jack Smith (pop liturgique, Paris)
Concert de Malaïse (post- punk, Metz-Lyon)

Auteur de deux albums voguant d’effluves new wave héritées des Cure en vagues néo-folk que n’aurait pas renié Death In June, Seventeen At This Time délivre en concert une musique de jeunes froide et répétitive à base de boîtes à rythme vintage et de guitares abrasives.

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Avec son second album Hearts Of Darkness, Malaïse redéfinit les codes de son univers précédemment balisé par le post-punk des années 80 et affiche son amour pour le death rock californien, la pop indutrielle ou bien encore le dub fantômatique.

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Comme d’habitude, avec SEVENTEEN AT THIS TIME, je suis soufflé par la profondeur du spectre sonore, l’inventivité des compositions toutes aussi référentielles que personnelles, le grain unique de l’interaction guitare/basse que l’on reconnaît les yeux fermés. La dynamique pop de Tokkoubana s’est certainement épuisée (car là n’est de toute façon pas le propos) mais son pouvoir de séduction ne s’en retrouve pas amoindri pour autant. Lancinante ivresse des mélodies, dédale déroutant de répétitions, impression d’enfermement progressif avec vue sur un ciel rouge. Difficile de parler de ce disque, tant sa découverte est d’une étrange familiarité, tant les écoutes répétées ne pâtissent en rien d’un quelconque sentiment de lassitude, tant les évidences sont le reflet de son talent de corbeau magnifique. Car Fredéric Engel Lenoir sait voir la beauté dans les ténèbres et nous la donne à entendre de la plus unique des façons.

Extrait des chroniques musicales égocentrées et nostalgeeks, recordsarebetterthanpeople

MALAÏSE est le nouveau projet de Julien Louvet (aka le mec le plus talentueux de Metz avec Geoffrey Lolli et Jan Morgenson). Du moins, c’est un groupe qu’il a rejoint peu après sa formation (et la sortie d’une chouette K7 sur Born Beat). S’il n’en est certes pas son instigateur, mon copain cornu apporte cependant aux chansons du désormais ex-duo une patte guitaristique reconnaissable entre mille et qu’il aura eu le temps de peaufiner au sein de MENY HELLKIN ou DEATH TO PIGS. Les chiens ne faisant pas des chats, on y retrouve justement son batteur, le furibard Olivier Michel, derrière les futs en bois et peaux de bête. Pour compléter le tableau, au micro et à la basse, sa douce compagne Ciara (hurleuse en chef au sein des BUTTSHAKERS, la seule digne réponse française aux BELLRAYS qui soit) ne se démène même pas tant il semble être un don pour elle de “chanter et jouer en même temps”. Le truc qui nous a tous obsédé quand on commençait à bosser nos instruments et qui, pour certains (enfin, je pense surtout à ma petite personne), n’est d’ailleurs même pas encore acquis.

Extrait des chroniques musicales égocentrées et nostalgeeks, recordsarebetterthanpeople