Courts-métrages Partie 1 (Compétition Officielle)

11 Juin 2016
15:30
Cinéma Caméo Ariel

COMPETITION OFFICIELLE COURTS-MÉTRAGES

PARTIE 1
EN PRÉSENCE DES ÉQUIPES

Samedi 11 juin, 15h00 – 16h30 — Cameo Ariel
15h00 : performance Sang Sexe
15h30 : début de la projection

 

Transcept (Cavernes)
Giovanni Di Legami (FR), Ecole Supérieure d’Art et de Design de Nancy, 20 min — 2015

Dans une cave représentant les limites de l’entendement humain, une foule de personnages traversent des situations symboliques du rapport au monde. Quelque part, on ne sait trop où ni quand, un jeune homme étend sa conscience depuis son corps jusqu’à celui des autres, et forme avec eux une danse. Un vieil homme rencontre son reflet, et on ne sait lequel des deux contrôle l’autre, jusqu’à ce qu’ils se cristallisent tous deux en rochers. Un homme et une femme joue à un étrange jeu de carte tout en débattant du sens de l’existence, interrompus par d’étranges apparitions. Une jeune enfant, l’innocence même, se réveille et explore la caverne jusqu’à faire la rencontre d’un homme malheureux en train de se dévorer lui-même. Nous assistons à ce spectacle jusqu’à nous tourner nous-mêmes vers la lumière et quitter la caverne pour faire face à un paysage des plus inquiétant…

Le réalisateur:
Né le 25 juillet 1991 à Saint-Dizier, Giovanni Di Legami réalise son premier court-métrage en 2009. Il poursuit ensuite des études d’art à l’ESAD de Reims, l’ESAL de Metz et l’ENSAD de Nancy. En 2015, il consacre sa dernière année d’étude à l’écriture et la réalisation de Transcept (Cavernes), grâce auquel il obtient un DNSEP Art. Auteur de théâtre, compositeur et théoricien, Giovanni cherche à croiser ses recherches sur la philosophie de l’art, la narration hypnotique et le symbolisme psychanalytique. Pour Transcept (Cavernes), il s’est notamment inspiré des grands cinéastes de l’absurde poétique, à la frontière du cinéma expérimental, tels que David Lynch, Alexandro Jodorowski, Quentin Dupieux ou encore Luis Buñuel. Il est actuellement en préparation de son huitième court-métrage, L’Arche, qui fait actuellement l’objet d’un financement participatif.

24

 

Tango
Sarah Al Atassi, Axel Henry et Sylvain Coisne (FR), See Sun Cell, 16 min — 2015

Une rencontre à rebours, une histoire d’amour entre excès et violence, une tragédie contemporaine.

Les réalisateurs:
Axel est diplômé du département Image de l’école 3iS depuis 2013. Il a créé sa société de production et location de matériel à l’âge de 19 ans. Il est maintenant associé au sein de la structure SeeSunCell avec Sarah Al Atassi, avec qui il travaille sur des projets institutionnels, des courts et des clips.
Depuis plusieurs années, Sarah travaille comme comédienne et monteuse sur différents projets de courts-métrages. Spécialisée dans le montage et le design, elle développe en parallèle des projets en tant que réalisatrice, que ce soit en solo ou avec ses proches.
Sylvain est sorti de La Fémis, avec son diplôme de réalisateur, en 2012. Il a réalisé de nombreux courts-métrages sélectionnés dans des festivals internationaux. Aujourd’hui, il continue d’écrire des projets de courts et de longs, tout en créant des effets spéciaux pour d’autres films.

amoureux

 

Les dessous du Pop
Julien Lahmi (FR), autoproduit, 4 min — 2015

Être une icône, être populaire, vous en rêvez ? Qu’en pensent ceux dont la célébrité est telle qu’une image POP d’une fraction de seconde suffit à les identifier ? Pop Art, pop culture et dérives populistes.

Le réalisateur :
Julien Lahmi se voua corps et âme, tel un mystique sacrifié, au dieu de la fiction documentarisée. Il passa son enfance seul dans sa chambre à mettre en scène ses Playmobils, sans qu’aucun bruit ne filtre à l’extérieur. « Mes parents venaient parfois toquer à la porte pour voir si j’étais encore en vie ». À la frontière entre documentaire et fiction, Julien Lahmi bâtit une œuvre tourmentée par les thèmes de l’enfance, du souvenir, des fantasmes et de l’impermanence des choses. Terrifié par la possibilité de « mourir tout pourri », Julien Lahmi se donne la mort en avalant treize Playmobils le 25 décembre 2052.
Plus sérieusement — la mort, ce n’est pas sérieux —, après avoir étudié à l’ESSEC, il réalise, en 2001, Vietnam Paradiso (ARTE Distribution, festivals de La Rochelle, FIPA, Thessalonique, etc.) qui eut une sortie en salle nationale 12 ans plus tard, puis programmé à la Cinémathèque Française. Apparaissent ensuite, avec Le Film de Sa Vie en 2007, les prémisses de son Cinéma de Recyclage, creusant dès lors un sillon très personnel de « fictionisation du réel ». Avec Moonlight Serenade, il glisse définitivement du côté clair-obscur du réemploi. Après de récentes sélections à Silhouette, Traverse Vidéo, Exit et au Mashup Film Festival, Julien Lahmi travaille actuellement sur deux projets de long-métrage, convoquant vampires et fantômes.

the Hidden face of pop

 

La Momie
Lewis Eizykman (FR), Broken Prod., 6 min — 2014

Un homme statue, déguisé en momie, fait la manche tous les jours au même endroit. Qu’il pleuve, neige ou vente, il reste immobile derrière ses bandelettes, prêt à tout pour gagner quelques pièces de monnaie.

Le réalisateur :
Lewis Eizykman est né le 22 mars 1981 à Sèvres, dans la banlieue parisienne. Il se dirige très tôt vers des études de cinéma et obtient en 2004 un DESS de réalisation à l’Université Paris 8. Depuis la fin de son cursus, il réalise de nombreux courts-métrages et clips vidéo, et prépare actuellement son premier long-métrage.

Momie 2

 

Pregnant Man
Charlie Mars (FR), autoproduit, 16 min — 2014

Après être tombé enceinte, un homme subit une multitude de pressions : extérieures et intérieures. À moins que ce ne soit le contraire…

Le réalisateur :
Né le 14 avril 1980, c’est après un CAP de plâtrier que Charlie Mars se dédie à divers disciplines : fakir, livreur de couches-culottes, comédien, chanteur punk… En 2004, il s’essaye à l’image vidéo, en réalisant des petites capsules surréalistes. Internet devient son terrain de jeu favori l’année suivante, avec l’apparition des premières plateformes de partage vidéo. Il y diffuse en abondance courts-métrages et expérimentations. Il rencontre ensuite le vidéaste Pierrick Sorin, avec qui il collabore régulièrement au niveau technique. En parallèle, il est repéré par la chaîne Canal+, où il présente l’émission « Les films faits à la maison », entre 2008 et 2010. Touche-à-tout, il conçoit également plusieurs vidéo-clips – « Sexy Sushi », « Françoiz Breut », « Boogers », « Mansfield-Tya » – et deux comédies musicales pour enfants au Québec. Réalisateur, mais aussi performeur et vidéaste de l’impossible, Charlie Mars est un adepte de la subversion et des univers absurdes.

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