Expositions

Le Festival a à cœur de mettre en avant le cinéma mais se veut également pluri- et transdisciplinaire. Pour cela, trois expositions seront organisées dans le prolongement des thèmes des films proposés.

LE GOTHIQUE SUBURBAIN DANS LE CINÉMA ET À LA TÉLÉVISION

Du samedi 4 juin au dimanche 12 juin —La Scala de Thionville

En amont du Festival et en accompagnement de Sous-sols du corrosif Ulrich Seidl, la Scala de Thionville proposera une exposition sur le thème du Gothique Suburbain et de sa place dans le cinéma et la télévision.

Safe Film

Safe de Todd Haynes ©Killer Films

 

LE GOTHIQUE SUBURBAIN DANS LA BANDE DESSINÉE ET LES ROMANS GRAPHIQUES

Vernissage le jeudi 9 juin, 18h-18h45 —Hisler BD
Carré des bulles proposera une sélection d’ouvrages autour du thème.

Cette exposition sera déclinée par les librairies Hisler BD et Carré des Bulles qui présenteront cette fois le thème du Gothique Suburbain dans la bande dessinée et les romans graphiques.

 

LES TRACES DES HOMMES : VUES SUBVERSIVES

Vernissage : mercredi 8 juin 2016, 18h — Galerie Octave Cowbell
Puis à 19h30 – Le LEÉ
Conférence : samedi 11 juin, 14h-16h — École Supérieure d’Art de Lorraine
Accès libre et gratuit

Sous le commissariat de Marina Smorodinova, Elizaveta Shagina et Maxime Le Moing, l’exposition itinérante « Les traces des hommes : vues subversives » se déroulera dans les locaux de la galerie Octave Cowbell, de la Porte des Allemands, du bar associatif La Chaouée, de LEÉ, de la Conserverie, de Hall Partage et des Trinitaires. Fruit d’une collaboration entre Metz et Saint-Petersbourg, Elle sera accompagnée de conférences autour de la notion de subversion dans l’art vidéo, qui se tiendront à l’Ecole Supérieure d’Art de Lorraine.

Dans le cadre du 1er Festival du Film Subversif de Metz, organisé par The Bloggers Cinema Club, un projet parallèle a été imaginé par Marina Smorodinova et Elizaveta Shagina. Celui-ci se concentre essentiellement sur la notion de subversion dans l’Art Vidéo. Un dialogue international, entre la France et la Russie, permettra de mettre en lumière le croisement et la subversion des genres entre l’Art Vidéo et le Cinéma.

Le film subversif dans l’art vidéo, de par son dispositif de production et de diffusion, se différencie du cinéma traditionnel. Utilisant l’image en mouvement et le son comme matière première, ces films indépendants sont parfois privés d’un scénario et proposent au spectateur davantage de divergences d’interprétations, voire d’implication via le dispositif même. La notion de la subversion dans l’art vidéo va au-delà de la simple contestation formelle ou sociale et apparaît comme un bouleversement de la manière de voir. La présence de l’artiste, physique ou métaphorique, est omniprésente dans des films et laisse dans son sillage une trace de son passage. Ces expositions et conférences auront pour enjeu l’analyse des moyens utilisés mis en œuvre pour inscrire une subjectivité dans ces productions vidéos.

Marina Smorodinova

Soutenus par une série d’œuvres internationales exposées dans toute la ville de Metz et par des conférences, Marina Smorodinova, Elizaveta Shagina et Maxime Le Moing cherchent à soutenir des artistes dont les parcours artistiques ou personnels sont en cohérence avec le sujet du projet. Cette problématique universelle se révèle être le socle d’un projet multiculturel, un échange de savoirs et de travaux plastiques.

Conférences menées par :

Vincent Lowy, France (conférence)
historien du cinéma, maître de conférence à Strasbourg et réalisateur.

Thématique : « Images du monde visionnaire » (1963) d’Éric Duvivier

« Le film présente diverses altérations perceptives et visuelles qui peuvent être provoquées par différents hallucinogènes, ici la mescaline puis le haschich. Reprenant les travaux du poète Henri Michaux sur le « monde visionnaire » (Misérable miracle (1956), Paix dans les brisements (1959), l’infinie turbulent (1957), Connaissance par les gouffres (1961)), le film montre les types d’images qui apparaissent, disparaissent, se créent sous l’action de ces deux substances. Mais il s’insère surtout dans le cadre d’un projet scientifique visant à rendre compte d’expériences sur des substances hallucinogènes, permettant de mieux comprendre les psychoses. Les états hallucinatoires provoqués par certains psychotiques seraient analogues voir identiques à certaines pathologies psychiques. »

David Legrand, France (conférence-performance)
Artiste collectif, ciné-vidéaste, installationniste, acteur, dialoguiste et membre fondateur de la galerie
du cartable.

Thématique : Histoires des Cinémas

ECLAIR, IVRESSE, PENSER, FABRIQUER, HACKER, COMPOSTER, RIRE, EXTASE
Evocation de certains cas de cinémas hybrides (ciné-vidéo, plastik-filmique, cinéma de haute lutte, Hors-Format, cinéma léger, cinéma des pauvres, para-cinéma, numéréthique, art collectif) de ces seize dernières années qui ont menacé les traditions cinématographiques, y compris les traditions d’avant-garde, en les régénérant de manière inappropriée, racontée par un âne à la voix de Jean-Luc Godard.